Le Québec importe 50 % de son énergie. Cela représente une part énorme de nos dépenses collectives. Depuis bien longtemps, des visionnaires comme René Lévesque estiment qu'il faut trouver des solutions à notre dépendance aux énergies fossiles à l'extérieur du Québec. L'indépendance énergétique du Québec passe donc par l'indépendance au pétrole étranger et par la consommation d'énergies locales.
Déjà, grâce au virage hydroélectrique entrepris dans les années 50, 60 et 70, la part des combustibles fossiles dans notre consommation d'énergie est beaucoup moins élevée que chez nos voisins continentaux ou que dans les pays de l'OCDE. Nous partons avec une longueur d’avance par rapport aux autres pays, une raison de plus pour aller de l'avant!
Le Québec possède une des plus importantes quantités d'eau douce (potable) au monde! Cette richesse doit être protégée.
Le Parti Québécois croit fermement que notre hydroélectricité doit d'abord combler les besoins des Québécois et permettre à nos entreprises de prospérer.
Le Québec exporte aussi une partie de sa production électrique aux États-Unis et en Ontario, ce qui génère des profits importants pour la société d'État Hydro-Québec. Si le Québec voulait continuer à développer ces marchés, il faudrait rendre disponibles de nouveaux mégawatts d'électricité.
Les familles québécoises dépensent plus de 7 % de leur budget en énergie : électricité, déplacement, chauffage, etc. Ces quelques milliers de dollars par foyer valent qu'on s'attarde aux manières d'augmenter l'efficacité de notre utilisation de l'énergie. Faire diminuer les factures d'énergie est une façon de soutenir les familles.
Toutes les activités humaines produisent une empreinte environnementale. Consommer de l'énergie n'échappe pas à la règle. Cette empreinte sera plus ou moins élevée selon le type d'énergie utilisé, l'efficacité avec laquelle on la dépense et selon les mesures de compensation mises de l'avant. Les défis environnementaux liés à l'énergie ne manquent pas : gaz à effet de serre, particules fines, déchets industriels, etc.
Au Québec, le transport collectif, de nouvelles normes de construction et la modification de certaines habitudes de vie permettraient d'améliorer l'efficacité de notre consommation d'énergie, et ainsi éviter de gaspiller argent et ressources.
Le Québec doit participer à l'élaboration et à la mise en œuvre de la stratégie mondiale de réduction des gaz à effet de serre (GES). Malheureusement, les relations internationales du Québec en matière d'environnement sont assumées par le Canada qui est un grand producteur d'énergies non renouvelables.
Les épisodes de smog se font de plus en plus fréquents dans les grandes villes du Québec, particulièrement à Montréal. Le chauffage au bois et la circulation automobile sont les deux principales sources de particules fines qui tuent et incommodent sérieusement de plus en plus de citoyens, particulièrement les jeunes et les personnes âgées, et ce, chaque année.
Il faut améliorer la qualité de l'air que nous respirons pour protéger l’environnement mais également dans une perspective plus globale de santé publique et de réduction des coûts inhérents.
Le Québec a avantage à se mobiliser derrière un projet de développement durable ambitieux et mobilisateur pour l’ensemble de la société. Le projet de l’indépendance énergétique unit les mondes économique, environnemental, social, syndical, éducatif, institutionnel et gouvernemental. Avec l'indépendance énergétique, le trajet devient aussi intéressant que la destination.
Au profit de nos communautés, l'indépendance énergétique permettra entre autres de :
Et surtout, faire travailler ensemble tous les Québécois, de tous les milieux, pour bâtir une société plus juste et solidaire, plus audacieuse et efficace, plus simple et démocratique